Choisir un déménageur ou tout faire soi-même ?

En tant que serial déménageurs, pendant longtemps nous n’avons pas trop eu le choix: nous étions jeunes, fauchés et courageux, donc nous comptions sur les copains et nos ptits bras musclés. De plus, nous bougions de 50 à 100km à chaque fois, donc même avec une camionnette, bien organisés en deux équipes, on pouvait faire plusieurs allers-retours dans la journée.

Toutefois, nous avons changé une fois de région, et là nous sommes unanimes: plus jamais ça!

La petite camionnette qu’on nous avait prêté a nécessité trois longs voyages, donc un étalement sur trois jours, les copains ne pouvaient être dispos tout ce temps, nous ne connaissions personne dans notre nouvelle région, donc l’équipe sur place, c’était moi et les marmots bref, un cauchemar!

Moralité: il ne faut pas présumer de ses forces, certaines formules de déménagement où on emballe soi-même sont devenues très abordables, il y a parfois des économies qui engendrent de grosses galères!

Comment faire pour que son chien ne souffre pas du déménagement ?

J’ai un chien. Je n’ai qu’un chien mais c’est un gros chien. Malgré sa placidité, il est très sensible à l’énervement et aux cartons qui s’empilent. Bien que ce soit un chien philosophe après son troisième déménagement, on sent qu’il ne nous a toujours pas pardonné de quitter sa première maison au grand jardin farci de lapins…
Comme pour le chat, l’idéal serait de confier l’animal pendant les préparatifs, mais il est plus difficile de trouver des volontaires je trouve.
Et les chiens n’aiment pas du tout être séparés de leur maîtres.
Bref, on essaye de stocker les cartons dans une pièce à part (moins stressant pour nous aussi d’ailleurs!). Le jour J, un enfant se dévoue pour faire faire une grande balade pendant les allées et venues pour charger le camion. Bien prévoir de charger le panier et la gamelle en dernier, pour les retrouver en premier, c’est très rassurant pour un chien de retrouver ses maîtres et ses habitudes le plus tôt possible.
D’ailleurs, si vous avez deux voitures, il est préférable que votre toutou parte avec le maître adoré (pour moi, c’est mon mari). En général, le chien ne posera pas de problème pendant les allers et retour de l’emménagement : blotti dans son panier, il cherchera plutôt à se faire oublier.
Si vraiment il est stressé ou excité, cela vaut le coup de prendre le temps de le câliner : le contact avec sa tribu apaise l’animal. Je sais qu’il existe des médicaments anti stress, mais je suis contre leur usage sur nos animaux. Je préfère comprendre mon chien pour le calmer.
Dans le même ordre d’idées, pour diminuer son stress, et l’habituer à son environnement, prendre le temps d’une promenade vespérale méticuleuse dans le quartier, sans s’énerver à chaque fois qu’il lève la patte : cela l’aide à s’approprier son territoire.

Mes parents ont divorcé lorsque j’avais 12 ans, et je dois avouer que ça m’a laissé une sale impression, ça a été une période particulièrement difficile.
Aucun de mes parents n’était capable seul de conserver la maison familiale. A la douleur de quitter un lieu qui symbolise un projet de vie commun, souvent s’ajoute celle de devoir prendre un logement plus petit, ou moins luxueux, baisse de revenus oblige…

Comment traverser cette épreuve?

• Se débarrasser des souvenirs toxiques
Une première étape est de se débarrasser des objets, des souvenirs qui ne seront que des rappels toxiques de la vie passée. D’habitude je conseille de les vendre sur ebay, ou de les mettre en dépôt vente, mais une solution radicale peut être aussi de réduire en miettes certains objets que vous avez toujours détestés: le vase hideux ou la parure en flanelle de belle maman, la babiole offerte en souvenir de voyage ou pour la Saint Valentin…
Déchargez votre hargne dessus, ces malheureux objets sont le symbole de tous ces efforts, de toutes ces petites compromissions que vous avez dû faire pour rester en couple. Pulvérisez! Jetez!

• N’hésitez pas à retirer de l’argent de ce que vous n’aimez plus !
Idéalement, il faudrait pouvoir se débarrasser de tout, pour déménager « léger ». En pratique, nous sommes des « foules sentimentales », attachées à nos meubles et objets, même si ils peuvent rappeler de mauvais souvenirs.
Pourtant, essayez, vendez en une seule fois en dépôt vente les objets qui pourraient avoir de la valeur et que vous n’aimez plus. Quand vous hésitez, collez ces objets dans un carton marqué clairement « en attente ». Si un objet vous manque, vous irez le chercher.
Mais si comme dans 90% des cas vous ne retournez pas fouiner dans ce carton au bout de 6 mois, direction le dépôt vente ou la déchetterie! Si vous en avez le courage, et le temps, vendez aussi les meubles inutiles et qui ne sont pas à votre goût pour en racheter ensuite des plus frais, adaptés à votre nouveau logement: ménage mental garanti!

• Quitter son domicile
Maintenant, vous quittez un foyer, le coeur gros. Faites-en le tour. Voyez tous ses défauts, la tringle à rideaux posée de travers que personne n’a jamais pris la peine de réparer, la pièce sombre que vous n’avez jamais repeinte, les tâches sur la tapisserie impossible à enlever, les mauvaises herbes increvables du jardin…
Faites-en le tour, et détestez-le!
Emprisonnez votre énergie négative dans ce logement de manière à être soulagée de le quitter. Le prochain sera peut-être plus petit, moins bien situé, que sais-je, mais il sera pour vous, et vous pourrez l’investir de votre énergie positive. Par contre, gardez le maximum des objets chers à vos enfants: dans cette période de tangage et de doutes, ils seront rassurés de pouvoir retrouver un environnement protecteur: changer le petit lit pour un lit de grand peut attendre quelques mois…

Mon fils aîné a eu pendant quelques années la passion des poissons : il possédait de superbes poissons rouges « voile » dans un grand aquarium d’eau froide.
Evidemment, lorsqu’il a fallu changer de logement, cet aquarium nous a posé des problèmes.

Au lieu d’acheter une boite de transport hyper chère (et inutile, on ne transporte pas ses poissons chez le véto…), j’ai fait appel à mon arme secrète : le sac poubelle de 50litres ! Attention, bien choisir un sac résistant mais non traité antibactérien. J’imagine que le traitement ne serait pas bon pour les poissons.

Mettre le sac dans un seau, remplir d’eau de l’aquarium, attraper adroitement les poissons avec une petite épuisette, les mettre dans le sac et fermer celui-ci le plus hermétiquement possible, mais en laissant une couche d’air. Bien caler le seau ou mieux, le mettre entre les jambes du nigaud aquariophile…Les poissons ont tenu un trajet de 4H en été sans souffrir particulièrement : nous avions vidé l’aquarium, mis les plantes dans un autre sac, vaille que vaille, puis nous l’avons rempli d’eau du robinet, laissé reposé, et glissé le lendemain l’eau et les poissons dans leur nouvel habitat. Sans problème.

Autant l’avouer, je suis perplexe sur la manière de transporter un grand aquarium exotique avec des poissons fragiles, mais peut-être est-ce aussi simple ?